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J’avais trois notes, si bémol, do, fa, que j’entendais avec des harmonies qui me rappelaient, d’une manière très subjective, Lili Boulanger. Alors, un après-midi, je suis allé dans une maison de quartier qui louait un piano. La salle de musique porte le nom de Nina Simone. Sa photo orne la porte. Voir son visage, et son regard qui va plus loin que l'objectif, est un moment inspirant qui chasse le tumulte. Je n’ai pas calculé les harmonies ni compté les mesures, je ne me suis pas soucié des temps, de la technique, ni du métronome. J’avais juste un tempo qui s’apparentait à une respiration. Quand je suis rentré, j'avais l'ébauche d'un morceau, son au-delà qui le précède.